Partager l'article ! L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne va nous coûter plus de 6 milliards d’euro, sans compter les taxes et les impôts nouveaux: ...
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Alors que l’on parle beaucoup des conséquences inéluctables et inquiétantes d’une éventuelle adhésion de la Turquie à l’Union européenne, grand pays d’Asie mineure qui devrait alors
représenter près de 100 millions d’âmes à 99 % musulmanes, outre un afflux d’immigrés sans précédent, un choc économique, civilisationnel et géopolitique incalculable, un Conseil et un Parlement
européens où la représentation turque serait majoritaire, un choc démographique en direction du continent européen sans égal, et des frontières jouxtant dès lors celles d’Irak, de Syrie, d’Iran,
d’Asie centrale et de la zone caucasienne, la question du coût global de cette adhésion mérite d’être dores et déjà posée puisque la Turquie reçoit actuellement des crédits de « préadhésion »
visant à financer ses réformes internes nécessaires à son adhésion proprement dite.
Selon Le Monde du 7 février 2005, la Commission et les Etats les plus contributeurs au budget européen ont évalué ce coût en se basant sur l’hypothèse des dispositions adoptées pour les
nouveaux membres de 2004 et les prochains adhérents de 2006 qui sont désormais appliquées à la Turquie. Ainsi, en plus d’une décennie, Ankara a touché 2,1 milliards d’euros, notamment de 1996 à
2006, et doit percevoir 1,6 milliard d’ici 2009.
Avec un revenu moyen par habitant de l’ordre de près de 30 % de la moyenne communautaire actuelle, la Turquie bénéficie pleinement de cette politique de solidarité, financée par les fonds
structurels européens. Selon les études réalisées par la Commission européenne, structure technocratique européiste très est favorable à cette adhésion, une fois entrée dans l’Union européenne,
la Turquie absorberait l’équivalent d’un quart du budget annuel de l’Union, soit plus de 30 milliards. Compte tenu de la part de la France dans le budget communautaire et dans le financement du «
chèque » britannique, il est aisément envisageable que notre pays supporterait environ 20 % du coût net de ces dépenses d’élargissement, soit 6 milliards d'euros.
A cela, s’ajoute le fait indiscutable que l'adhésion turque aurait aussi un coût fiscal particulièrement important, puisque l’entrée d’Ankara dans le concert des nations de l’UE serait
immédiatement suivi d’une sorte de Plan Marshall européen destiné à aider ce pays à se mettre au niveau économique des autres membres de l’UE, et cela au détriment des pays les moins avancés
économiquement de l’Union comme la Roumanie ou la Bulgarie.
Et cela ne pourrait se faire qu'au préjudice des contribuables français et européens, sommés de financer les milliards d'euros qui se déverseraient sur ce grand pays d’Asie mineure, en plus du
détournement de nombreuses aides financières européennes réorientées vers l’agriculture turque ou tout autre secteur indigent.
Et, seules, des augmentations de taxes et d’impôts pour les contribuables français et européens seraient en mesure de combler un tant soit peu ce gouffre sans fond.
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