Partager l'article ! Gueule de bois dans les vignobles du Grand Sud-Ouest: Jamais le revenu des vignerons n'est tombé aussi bas : Malgré une vendange très faible, ...
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Jamais le revenu des vignerons n'est tombé aussi bas : Malgré une vendange très faible, les cours stagnent. 2009 marque l’entrée dans une cinquième année de crise : le moral des
exploitants est en berne et la dernière publication de l'étude de l'Institut national du cancer (Inca) ne vient pas pour arranger les choses. Le vignoble français va mal, très mal. Et celui des
trois régions du Grand Sud-Ouest, est particulièrement touché.
Le monde du vignoble est à bout de souffle et les vignerons au bord de la dépression, d’après La Dépêche du Midi du 8 février dernier. Les représentants départementaux du Syndicat des
vignerons du Midi sont même allés jusqu'à provoquer des conférences de presse simultanément, vendredi 6 février, dans l'Aude, dans l'Hérault, dans les Pyrénées-Orientales et le Gard,
afin d’en appeler au président de la République, à la veille du Salon de l’Agriculture à Paris.
Ils évoquent une saignée économique, très grave, et des pertes qui peuvent atteindre jusqu'à 1.000 euros par hectare. Leur revendication principale : l’accès aux droits à paiement unique (DPU) en
zone viticole présenté comme une mesure de soutien à ce secteur en difficulté. Une question vitale pour ces viticulteurs qui peut aussi s’interpréter comme une mesure de justice puisque les
autres productions agricoles bénéficient déjà de cette aide.
C’est pourquoi nombre de professionnels de la vigne ont parfois le sentiment d'être les oubliés de la politique agricole commune. Et cela parce que le vignoble européen ne représente que 3 % des
surfaces agricoles.
Depuis 2004, le ciel du vignoble français s’est sévèrement assombri : Baisse des cours, réduction des rendements pour faire face, marchés instables... Sans oublier le fait que ces dernières
années, le foncier a connu une véritable flambée à la faveur de l'envolée des cours des matières premières, occasionnant de nouvelles hausses d’impôts pour les propriétaires terriens.
Autre calamité qui touche les viticulteurs : selon un barème consultable sur le site legifrance.gouv.fr, on peut s’apercevoir que la terre n'a cessé de grimper en suivant la flambée de
l'immobilier. Toute sous-estimation étant mise à l'amende, Bercy semble avoir trouvé une manne auprès des propriétaires viticoles (et des autres), imposé pour certains sur la « fortune »,
oubliant un peu vite leur situation financière de plus en plus alarmante.
Pour faire face à la crise, des alliance improbables se sont faites jour : ainsi, l'union des producteurs argentins et des vignerons de Cahors, à travers leur cépage commun, le malbec d’origine
bordelaise, viennent de conclure un accord, une première en France. Aujourd’hui, même si la France est le berceau du cépage, le principal producteur mondial de malbec est l'Argentine avec quelque
21.000 ha, suivie de loin par la France et ses quelques 7.000 ha, le reste du monde se partageant environ 5.000 ha. D’après Le Figaro (5 fev. 2009), les vins argentins sont présents dans
le négoce bordelais par l'entremise des investisseurs français en Argentine tels que Catherine Péré-Vergé, Laurent Dassault, Nadine de Rothschild, la famille d'Aulan, la famille de Cuvelier de
Château Léoville-Poyferre, l'avocat Philippe Schell et l'œnologue Michel Rolland. Mais cette mesure donne tout de même le sentiment d'avoir fait entrer le loup dans la bergerie...
Et c’est aussi sans compter le dernier caprice gouvernemental : le trop fameux projet de loi HSPT (hôpital, patient, santé, territoire), qui entre en discussion au Parlement qui, par son article
24, cherche à interdire la vente au forfait et l'offre gratuite à volonté à titre promotionnel. Un projet de loi qui s’insère parfaitement dans l’actuel état d’esprit de nos dirigeants et en
totale inadéquation avec ce qui se fait chez certains de nos partenaires européens.
Ainsi, l’approche n'est pas la même en France et chez nos voisins espagnols car la consommation de vin Outre Pyrénées est reconnue par la loi comme un aliment à part entière, dans la Loi de la
Vigne et du Vin de 2003. Cette conception du vin adoptée par les pouvoirs publics espagnols a aussi permis le lancement d’un plan national de relance de la viticulture qui affiche clairement ses
ambitions : faire de l’Espagne le leader mondial du vin à l’horizon 2010 en partant des exigences du marché.
Une fois de plus, pétris de convictions profondément hostiles à nos terroirs et traditions ancestrales, nos dirigeants, euro-mondialistes convaincus, agissent en dépit du bon sens contre les
intérêts nationaux.
Il est grand temps d’avoir au sein même du Parlement de Strasbourg de plus en plus de représentants soucieux des intérêts nationaux français, patriotes courageux et authentiques défenseurs
de notre identité nationale et de nos traditions enracinées.
Des représentants comme Louis Aliot pour la grande circonscription du Sud-Ouest de la France.
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