Partager l'article ! D’une rétention, l’autre… : cache-cache judiciaire dans le Sud-Ouest pour les immigrés clandestins: Le quotidien Sud-Ouest de ce jour nou ...
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Le quotidien Sud-Ouest de ce jour nous apprend qu’une sorte de cache-cache judiciaire serait privilégié entre Hendaye, Pau et Bayonne pour ce qui est de la lutte
contre l’immigration clandestine en provenance de la péninsule ibérique. Ainsi, depuis plusieurs semaines, si ce n’est plusieurs mois, les étrangers en situation irrégulière sur le sol français,
interpellés à la frontière près d’Hendaye seraient acheminés vers Toulouse « pour contourner » les tribunaux des Pyrénées-Atlantiques. De fait, le centre de rétention d’Hendaye, flambant neuf,
est… vide ! Edifiante illustration du niveau actuel de déchéance du système judiciaire français.
Toujours selon Sud-Ouest, depuis fin janvier, les avocats de ces immigrés clandestins auraient convaincu les juges des libertés et de la détention, et les magistrats de la Cour d'appel
de Pau, que les procédures de la police aux frontières seraient, selon eux, « entachées de nullité ». Malgré des appels systématiques du parquet, toutes les personnes présentées au tribunal de
Bayonne auraient été dernièrement libérées. Car le préfet, représentant officiel de l’Etat, préfère, en attendant l'interprétation juridique des textes, faire transférer tous les immigrés
illégaux arrêtés au Pays basque vers le centre de rétention de Toulouse...
Pour la Cimade, qui se plaignait encore à l’automne dernier de voir « toujours plus » de contrôles à Hendaye, c’est du pain béni : Me Laurence Hardouin, sa présidente au Pays basque, estime que
les magistrats toulousains n'auraient « pas la même analyse » que ceux du tribunal de grande instance de Bayonne et de la cour d'appel de Pau, les premiers remettant plus volontiers en liberté
les immigrés clandestins à la moindre coquille constatée dans les actes de procédure.
Résultat : alors que celui d’Hendaye, tout neuf, est vide, le centre de rétention de Toulouse affiche une surpopulation inquiétante, ce qui permet aux organisations immigrationnistes et
droits-de-lhommistes de justifier leurs incessantes revendications permissives en faveur des « sans papiers »…
L’affaire serait désormais entre les mains de la Cour de cassation, ce qui devrait prendre quelques mois. En attendant, on ne cesse de transférer aux frais du contribuable nombre de clandestins
que l’on a laborieusement réussi à interpeller sur le territoire national vers des juridictions a priori moins promptes à les relâcher illico dans la nature, à défaut, on les relâche quand
même…
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