Partager l'article ! Baudis, la potiche de Sarko, coincé entre le déficit de l’Institut du Monde arabe et celui du gouvernement: Si, face à Louis Aliot, seul ...
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Si, face à
Louis Aliot, seul candidat national et patriote, qui portera haut les couleurs du Front National dans le grand Sud-Ouest, les socialistes n’ont pas trouvé mieux que Kader Arif, du côté de la
droite, c’est un arabophile de salon que Sarkozy a décidé d’envoyer en campagne.
Après 18 ans à la tête de la ville de Toulouse, un abandon très momentané de la politique en passant par le CSA, puis à la tête de l’Institut du Monde arabe, voilà que Dominique Baudis a été
choisi par l’UMP pour siéger au parlement européen. A 62 ans, l’actuel président de l’Institut du Monde arabe devra donc s’attacher à défendre pendant quelques mois que durera la campagne, les
couleurs de l’UMP, ce qui revient pour lui à expliquer tant bien que mal les aléas de la politique sarkozyste, non seulement en matière d’Europe, mais au niveau du bilan que l’on peut en faire,
deux ans après l’avènement de l’ancien député maire de Neuilly à la tête de l’Etat.
Exercice qui est loin d’être aisé et qui, dans bien des cas, correspond à s’y méprendre à un authentique traquenard politique. Aussi Baudis, en politicien bien rôdé, a commencé sa campagne très
fort en lançant le 27 février à Pamiers : « Nicolas Sarkozy a montré ce que peut faire un président de l'Europe quand elle est dirigée avec fermeté ! » (La Dépêche, 28 fév. 2009) Ce qui
démontre au moins que l’homme a de l’humour…
Une tâche d’autant plus mal aisée et très inconfortable, qu’il avait pris ces deux dernières années ses petites habitudes dans les salons cossus de l’Institut du Monde arabe, authentique planque
que la République réserve à ses plus fidèles commis. Or, il s’avère que la gestion de l’institut en question laisserait à désirer, selon un rapport de la commission des finances présenté par
Adrien Gouteyron, sénateur de la Haute-Loire et dont Ludivine Guérin s’est faite écho dans le numéro du 15 novembre dernier du Cri du contribuable. Il n’est donc pas inutile de se pencher sur ce cas spécifique si l’on tente de
comprendre ce que Baudis va bien pouvoir nous servir comme plat de résistance durant toute cette campagne électorale, outre l’éternel cirage de pompes sarkozyste.
Créé à la fin des années quatre-vingt, l’Institut du Monde arabe a connu vingt années de déficit. La Cour des comptes y a consacré pas moins de cinq contrôles, pointant tous une gestion laxiste
et coûteuse et des pratiques d’achat et de sous-traitance contestables. Aujourd’hui, cet institut présenterait un déficit d’exploitation cumulé de 38,5 millions d’euros… Une paille en ces temps
de vaches maigres pour la «France d’en bas » !
Or, en tant que fondation de droit privé, l’institut bénéficie de contributions publiques importantes. Malgré un accord signé lors de sa création entre la France et les États arabes, il apparaît
que son budget de fonctionnement sort pour l’essentiel de la poche du contribuable français. C’est ainsi que nos compatriotes ont dû verser indirectement plus de 100 millions d’euros au cours de
la décennie écoulée afin de faire fonctionner cette usine à gaz aux dépenses somptuaires.
En 2006, relève Le Cri du contribuable, 34 millions d’euros de contributions des États fondateurs, dont 13,9 millions pour l’Irak et 12,5 millions d’euros pour la Libye, n’avaient
toujours pas été honorés. Des versements manquants que Dominique Baudis n’a eu de cesse depuis février 2007 de réclamer… en vain.
La question qui se pose donc est la suivante : si Dominique Baudis n’arrive même pas à faire en sorte que les comptes de son institut puissent être équilibrés, comment fera-t-il pour émerger de
façon cohérente et significative dans l’hémicycle européiste strasbourgeois ? Lieu où gabegie et chienlit technocratique se confondent à un tel niveau dépassant l’entendement, que la situation
financière de l’Institut du Monde arabe, à côté, s’apparente à une vulgaire plaisanterie de potache.
A moins que le rôle de Dominique Baudis à Strasbourg ne se cantonne à être celui de la potiche sarkozyste de service…
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