Partager l'article ! Filière bois : la colère monte en Aquitaine: Après la tempête historique de 1999, puis celle de 2009, la filière bois en Aquitaine est au bo ...
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Après la tempête historique de 1999, puis celle de 2009, la filière bois en Aquitaine est au bout du rouleau. Aussi, chez les professionnels de la forêt, la colère monte
!
Et c’est une manifestation d’ampleur, sur les lieux de la tempête Klaus « et d’autres actions dans les semaines à venir » que le monde de la sylviculture entend bien organiser très rapidement. Le
secteur est sérieusement menacé et l’attitude gouvernementale frise le mépris. Six semaines après la dernière tempête, il n’y a toujours pas de circulaire d’application des mesures annoncées à
grands renforts médiatiques par les pouvoirs publics et l’ex commissaire européen de triste mémoire, Michel Barnier en personne.
Si la tempête Klaus a bien été déclarée « sinistre de grande ampleur » par l'arrêté du 26 janvier 2009, force est de constater que les sylviculteurs ne voient rien venir. A cette mesure, devrait
s'ajouter la mise en oeuvre du plan de soutien à la forêt, visant à permettre aux exploitants et industriels forestiers de faire face aux difficultés dans les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et
Languedoc-Roussillon. C’est du moins ce qu’a rappelé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué en date du 5 mars.
Mais, lassés par les promesses, les exploitants cherchent à obtenir environ 630 millions d’euros d’aides, soit 200 millions de plus que ce qui est proposé. D’autant que dans l’industrie du bois
d’Aquitaine (scieries, fabricants de pâte à papier…) des répercussions inquiétantes sont à redouter, en plus des effets de la crise qui vient aggraver une situation déjà critique pour les 1.200
entreprises du bois qui représentent 34.000 emplois directs dans la région.
Baisse des carnets de commandes, chute d’activité de l’ordre de 20%, afin d’éviter un recours trop massif au chômage technique, un vaste plan de formation professionnelle a même été négocié
avec l’Etat et la Région.
Or, cela est bien loin d’être suffisant puisque, d’après les spécialistes de la filière, ce pourraient être une centaine de petites entreprises qui risquent bien de disparaître tôt ou
tard.
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