Montpellier : l’islam communautariste fait le souk à la mairie pour une mosquée !

Publié le par Louis Aliot - Europe 2009

Ces derniers temps, le communautarisme ethno-religieux se porte bien dans le Sud-Ouest (circonscription européenne regroupant l'Aquitaine, Midi Pyrénées et Languedoc-Roussillon) en général et à Montpellier plus spécifiquement. Alors que la communauté juive libérale a inauguré sans le moindre problème sa propre synagogue le 19 avril dernier, ce qui en fait le quatrième lieu du culte hébraïque dans la ville, la zizanie s’exaspère chez les mahométans montpelliérains au point de rendre plus que problématique la construction d’une nouvelle mosquée.

Plus de 500 musulmans de Montpellier, peut-être un millier, ont manifesté devant la mairie le 25 avril, exigeant « le droit de construire une vraie mosquée » sans « l’ingérence de la mairie », déballant publiquement leurs différents. La ville est, en effet, propriétaire du site de la Paillade où pourrait être bâtie le futur lieu de culte. La manifestation s’est déroulée sur fond de contestation entre associations soi-disant « représentatives » des musulmans de la ville qui se font une impitoyable guéguerre depuis des mois. A tel point que la justice devra se prononcer ce jeudi 7 mai sur un différend lié à la gestion de la mosquée pailladine.

En fait, cette crise ferait suite à l’ingérence d’un membre du cabinet de Mme le maire : Jean-Michel Pierre qui apparaît encore comme chef de cabinet de la socialiste Hélène Mandroux sur le site de la mairie et aurait fait du chantage aux papiers en affirmant : « C’est nos locaux, on installe et on parachute qui on veut. Et si vous n’êtes pas calmes, votre imam, dans deux semaines, va partir ».

Les relations entre la municipalité socialiste et l’islam n’ont pas vraiment bonne presse ces dernières années. A Montpellier, la construction d’une grande mosquée par la ville en 2005 avait été jugée illégale par le tribunal administratif, décision confirmée en appel fin décembre 2007, sur la base de la loi de 1905. Une loi que l’ancien maire de la ville, Georges Frêche, était pourtant fier de contourner : « A Montpellier, j’ai fait la démonstration qu’on pouvait faire des mosquées en contournant facilement la loi. J’ai construit des bâtiments à usages divers et je les ai confiés à des associations qui les utilisent comme des mosquées », reconnaissait l’actuel président de la Région Languedoc-Roussillon dans un livre d’entretiens paru en novembre 2007 (Il faut saborder le PS, conversations avec Alain Rollat, Seuil).

Bien évidemment tout cela contredit les effets d’annonce des uns et des autres quant à un « islam d’apaisement » et une « gestion transparente » des affaires cultuelles musulmanes à Montpellier et ailleurs.
D’autant que l’imam Mohamed Khattabi, à l’évidence fort apprécié des « jeunes », car leur parlant « en français » (sic !), crée régulièrement la polémique : Il y a deux ans ses propos pro-Hezbollah et sur la polygamie avaient créé un malaise que certains espéraient oublier à la veille d’élections européennes où le Front National, mené par Louis Aliot dans le grand Sud-Ouest, s’impose progressivement comme la solution incontournable face à cet ethno-communautarisme religieux de plus en plus dangereux pour la paix civile et sociale. Venant de Nice, où il défrayait déjà la chronique, cet imam très en pointe des nouvelles technologies, professe quelques cours sur son site Internet, mêlant religion, billets d’humeur, géopolitique très orientée et jihad intellectuel à la sauce Ramadan, le fameux prédicateur des banlieues !

Et au lendemain de cette démonstration de force, l’imam Khattabi semblait plus qu’optimiste : « La mairie s’est rendu compte que nous étions nombreux. Désormais, il faut nous préparer en cas de réponse positive à nos revendications ».

Dans les années 70/80, c’est comme cela que tout avait commencé au Kosovo et en Bosnie avec les résultats que l’on connaît aujourd’hui !

Voilà donc où nous mène aujourd’hui la politique résolument la politique communautaire religieuse incitée par le président de la République en personne, au nom d’une pseudo « diversité » forcément dirigée contre les français de souche, et avec l’appui évident de tout ce que la gauche et l’extrême gauche peuvent comporter comme promoteurs d’un rejet de notre harmonie nationale basée sur l’identité multimillénaire de notre pays. Et il y a fort à parier que nous n’en soyons qu’au début d’une situation explosive qui peut dégénérer à tout instant.

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