L’européisme technocratique fait dérailler le projet de Ligne à grande vitesse

Publié le par Louis Aliot - Europe 2009

Alors que l’Etat français a toujours refusé de financer le LGV, ce projet de ligne à grande vitesse vital pour les décennies à venir dans le Sud-Ouest, préférant confier cela à l’européisme technocratique bruxellois, qui a renvoyé l’affaire entre les mains des collectivités territoriales, voilà que l’on apprend que le projet risque bien d’être mort-né.

Comme le soulignait, à juste titre, Louis Aliot lors du grand débat organisé par le journal Sud-Ouest le 19 mai dernier, « C'est à l'État de prendre en charge ce genre d'équipements collectifs. Il faut arrêter de tergiverser. Le malheur de ce pays, c'est la querelle des politiciens qui nuit quelquefois à ce genre d'investissements ».

Or, c’est- justement l’inverse que nos gouvernants ont choisi comme option dans cette affaire, remettant entre les mains d’euro-technocrates une décision qui leur appartenait. Résultat : englué dans des discussions politiciennes de partenariat public-privé, le futur LGV Sud-Ouest risque de ne jamais voir le jour ou alors dans un futur très éloigné...

Les représentants de l’Etat dans les Pyrénées atlantiques et en Aquitaine viennent de recevoir de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, et Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, un ordre leur intimant de cesser « toute réunion de concertation au sud de Bayonne», ce qui signifie de fait l'abandon des études sur la création d'une nouvelle ligne à grande vitesse en direction de l’Espagne via le Pays basque français.

Alors qu’il aurait fallu que l'Etat français se concentre financièrement sur ce tronçon Bordeaux-Hendaye de la LGV Sud-Europe-Atlantique (avec un éventuel partenariat avec l'Espagne et le Portugal, à l'image d'Airbus qui est un authentique et très efficace partenariat inter-étatique), voilà que la technocratie bureaucratique en a décidé autrement : La LGV qui part du Portugal vers le nord de l'Europe serait ainsi interrompue une fois arrivée à Hendaye.

Les démarches pour définir le périmètre d'étude entre Bayonne et Hendaye étaient en fait suspendues depuis le mois d'avril, puisque les collectivité territoriales, censées cracher au bassinet pour financer initialement ce projet, se refusaient légitimement à se substituer à l’Etat français.

Publié dans Transports

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