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Si la France n’est pas encore la Bosnie centrale, cela risque bien d’y
ressembler dans les mois à venir, si telle est la volonté d’Allah, le Grand, le Miséricordieux !
Les Etats-Unis et l'Union européenne ont entamé officiellement, lundi une négociation sur l'accueil de futurs ex détenus de Guantanamo sur le territoire de l’Union européenne.
Une soixantaine d’islamistes internationaux seraient concernés. Si, très officiellement, la décision finale d'accueil de ces activistes islamistes, dont beaucoup d’entre eux ont combattu sur
divers théâtres d’opérations ces dernières années (Bosnie, Kosovo, Afghanistan…) devrait en principe revenir à chaque pays membre de l’UE, dans les faits, compte tenu de la liberté de circulation
qui prévaut dans l'espace Schengen, chacun une fois libéré, pourra aller et venir sans entrave sur notre sol et y faire ce qui lui chante...
Deux mois après l'annonce faite par le nouveau président américain Barack Obama de fermer le camp de concentration de Guantanamo avant la fin janvier 2010, voilà quel cadeau l’ « allié » d’outre
atlantique nous réserve.
Déjà, en Bosnie-Herzégovine, nombre d’anciens jihadistes autrefois détenus à Guantanamo ont pu être accueillis comme des héros : Mustafa Ait Idir, ainsi que deux autres « bosniaques » d’origine
algérienne, Mohamed Nechla, 40 ans, et Hadji Boudella, 43 ans, ont été renvoyés en décembre dernier par Washington et vivent désormais bien tranquillement à Sarajevo. Ces trois hommes faisaient
partie d’un groupe de six résidents bosniaques d’origine algérienne arrêtés fin 2001 par les autorités de la Fédération de Bosnie-Herzégovine qui les soupçonnaient de préparer un attentat contre
l’ambassade américaine de Sarajevo. Gageons que les réseaux islamistes locaux, mis en place avec l’aide des Américains et de l’Union européenne depuis les années 1990, sauront les employer à leur
juste valeur…
Situation pour le moins inquiétante qui semble satisfaire l’européiste sarkozyste Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne chargé de la justice puisqu’il s’est félicité de la
claire intention de Washington « de tourner la page sur leur politique de détention, de manière à nous rassurer sur la conduite future des Etats-Unis » (sic !).
Parmi la soixantaine de détenus candidate à l’accueil en Europe figurent des ressortissants algériens, de Tunisie, d'Egypte, de Libye, de Syrie, de Chine, de la Fédération de Russie (islamistes
tchétchènes…), d'Azerbaïdjan, du Tadjikistan, d'Ouzbékistan et des Territoires palestiniens. En somme de tous les endroits de la planète où le Jihad a fait des émules depuis des décennies.
Les dossiers de plus de 200 autres détenus de Guantanamo sont toujours en attente, beaucoup étant en ce moment examinés par la justice fédérale à Washington, avant d’être relâchés vers... la très
accueillante Union européenne !
On attend, non sans une certaine curiosité, ce que le président de l’Institut du monde arabe, accessoirement tête de liste UMP dans le Sud-Ouest pour les Européennes, pense de tout cela…
Photo : Jihadiste saoudien photographié en 1993 à Crni Vrh près de Teslic en Bosnie centrale. Il tient dans ses mains la tête d'un prisonnier serbe. Plusieurs
milliers de jihadites internationaux s'engagèrent dans l'Armija bosniaque d'Izetbegovic pour aller massacrer Serbes et Croates de 1992 à l'été 1995, avec l'aide plus ou moins affichée des USA, de
l'ONU, de l'OTAN et de l'Union européenne.
Si, face à
Louis Aliot, seul candidat national et patriote, qui portera haut les couleurs du Front National dans le grand Sud-Ouest, les socialistes n’ont pas trouvé mieux que Kader Arif, du côté de la
droite, c’est un arabophile de salon que Sarkozy a décidé d’envoyer en campagne.
Après 18 ans à la tête de la ville de Toulouse, un abandon très momentané de la politique en passant par le CSA, puis à la tête de l’Institut du Monde arabe, voilà que Dominique Baudis a été
choisi par l’UMP pour siéger au parlement européen. A 62 ans, l’actuel président de l’Institut du Monde arabe devra donc s’attacher à défendre pendant quelques mois que durera la campagne, les
couleurs de l’UMP, ce qui revient pour lui à expliquer tant bien que mal les aléas de la politique sarkozyste, non seulement en matière d’Europe, mais au niveau du bilan que l’on peut en faire,
deux ans après l’avènement de l’ancien député maire de Neuilly à la tête de l’Etat.
Exercice qui est loin d’être aisé et qui, dans bien des cas, correspond à s’y méprendre à un authentique traquenard politique. Aussi Baudis, en politicien bien rôdé, a commencé sa campagne très
fort en lançant le 27 février à Pamiers : « Nicolas Sarkozy a montré ce que peut faire un président de l'Europe quand elle est dirigée avec fermeté ! » (La Dépêche, 28 fév. 2009) Ce qui
démontre au moins que l’homme a de l’humour…
Une tâche d’autant plus mal aisée et très inconfortable, qu’il avait pris ces deux dernières années ses petites habitudes dans les salons cossus de l’Institut du Monde arabe, authentique planque
que la République réserve à ses plus fidèles commis. Or, il s’avère que la gestion de l’institut en question laisserait à désirer, selon un rapport de la commission des finances présenté par
Adrien Gouteyron, sénateur de la Haute-Loire et dont Ludivine Guérin s’est faite écho dans le numéro du 15 novembre dernier du Cri du contribuable. Il n’est donc pas inutile de se pencher sur ce cas spécifique si l’on tente de
comprendre ce que Baudis va bien pouvoir nous servir comme plat de résistance durant toute cette campagne électorale, outre l’éternel cirage de pompes sarkozyste.
Créé à la fin des années quatre-vingt, l’Institut du Monde arabe a connu vingt années de déficit. La Cour des comptes y a consacré pas moins de cinq contrôles, pointant tous une gestion laxiste
et coûteuse et des pratiques d’achat et de sous-traitance contestables. Aujourd’hui, cet institut présenterait un déficit d’exploitation cumulé de 38,5 millions d’euros… Une paille en ces temps
de vaches maigres pour la «France d’en bas » !
Or, en tant que fondation de droit privé, l’institut bénéficie de contributions publiques importantes. Malgré un accord signé lors de sa création entre la France et les États arabes, il apparaît
que son budget de fonctionnement sort pour l’essentiel de la poche du contribuable français. C’est ainsi que nos compatriotes ont dû verser indirectement plus de 100 millions d’euros au cours de
la décennie écoulée afin de faire fonctionner cette usine à gaz aux dépenses somptuaires.
En 2006, relève Le Cri du contribuable, 34 millions d’euros de contributions des États fondateurs, dont 13,9 millions pour l’Irak et 12,5 millions d’euros pour la Libye, n’avaient
toujours pas été honorés. Des versements manquants que Dominique Baudis n’a eu de cesse depuis février 2007 de réclamer… en vain.
La question qui se pose donc est la suivante : si Dominique Baudis n’arrive même pas à faire en sorte que les comptes de son institut puissent être équilibrés, comment fera-t-il pour émerger de
façon cohérente et significative dans l’hémicycle européiste strasbourgeois ? Lieu où gabegie et chienlit technocratique se confondent à un tel niveau dépassant l’entendement, que la situation
financière de l’Institut du Monde arabe, à côté, s’apparente à une vulgaire plaisanterie de potache.
A moins que le rôle de Dominique Baudis à Strasbourg ne se cantonne à être celui de la potiche sarkozyste de service…
On savait Bové très copain avec les communautaristes occitanistes et les immigrés illégalement présents sur notre territoire. Voilà maintenant qu’il copine avec l’extrême-gauche
basque.
Abertzaleen Batasuna (AB), qui ne condamne pas les actions des terroristes de l’ETA, a décidé de s’allier pour les élections européennes de juin avec la liste des pastèques (verts tendance
fossile et marteau) conduite dans le Grand Sud Ouest par José Bové. Aux précédentes élections européennes, l’ultra-gauche avait déjà appelé à voter pour la liste verte conduite par Gérard
Onesta.
Abertzaleen Batasuna (ou Unité des Patriotes basques) qui aura des représentants sur la liste « écolo » entend bien défendre l’autodétermination du Pays basque, la partition d’une fraction de
notre territoire national, dans le cadre d’une « Europe fédérale ».
Notons qu’en Espagne, en février dernier, le juge de l'Audience nationale Baltazar Garzon a pris un arrêté empêchant les deux formations abertzale de toute activité concernant la campagne
électorale, avec en plus une fermeture de leurs locaux, l’embargo sur les comptes bancaires, l’interdiction de convoquer des conférences de presse ou des actes publics et cela durant trois années
avec une possibilité d'étendre cette mesure à cinq années.
Une mesure de salubrité publique que la France de Sarkozy semble actuellement totalement incapable de suivre…
Alors que l’on parle beaucoup des conséquences inéluctables et inquiétantes d’une éventuelle adhésion de la Turquie à l’Union européenne, grand pays d’Asie mineure qui devrait alors
représenter près de 100 millions d’âmes à 99 % musulmanes, outre un afflux d’immigrés sans précédent, un choc économique, civilisationnel et géopolitique incalculable, un Conseil et un Parlement
européens où la représentation turque serait majoritaire, un choc démographique en direction du continent européen sans égal, et des frontières jouxtant dès lors celles d’Irak, de Syrie, d’Iran,
d’Asie centrale et de la zone caucasienne, la question du coût global de cette adhésion mérite d’être dores et déjà posée puisque la Turquie reçoit actuellement des crédits de « préadhésion »
visant à financer ses réformes internes nécessaires à son adhésion proprement dite.
Selon Le Monde du 7 février 2005, la Commission et les Etats les plus contributeurs au budget européen ont évalué ce coût en se basant sur l’hypothèse des dispositions adoptées pour les
nouveaux membres de 2004 et les prochains adhérents de 2006 qui sont désormais appliquées à la Turquie. Ainsi, en plus d’une décennie, Ankara a touché 2,1 milliards d’euros, notamment de 1996 à
2006, et doit percevoir 1,6 milliard d’ici 2009.
Avec un revenu moyen par habitant de l’ordre de près de 30 % de la moyenne communautaire actuelle, la Turquie bénéficie pleinement de cette politique de solidarité, financée par les fonds
structurels européens. Selon les études réalisées par la Commission européenne, structure technocratique européiste très est favorable à cette adhésion, une fois entrée dans l’Union européenne,
la Turquie absorberait l’équivalent d’un quart du budget annuel de l’Union, soit plus de 30 milliards. Compte tenu de la part de la France dans le budget communautaire et dans le financement du «
chèque » britannique, il est aisément envisageable que notre pays supporterait environ 20 % du coût net de ces dépenses d’élargissement, soit 6 milliards d'euros.
A cela, s’ajoute le fait indiscutable que l'adhésion turque aurait aussi un coût fiscal particulièrement important, puisque l’entrée d’Ankara dans le concert des nations de l’UE serait
immédiatement suivi d’une sorte de Plan Marshall européen destiné à aider ce pays à se mettre au niveau économique des autres membres de l’UE, et cela au détriment des pays les moins avancés
économiquement de l’Union comme la Roumanie ou la Bulgarie.
Et cela ne pourrait se faire qu'au préjudice des contribuables français et européens, sommés de financer les milliards d'euros qui se déverseraient sur ce grand pays d’Asie mineure, en plus du
détournement de nombreuses aides financières européennes réorientées vers l’agriculture turque ou tout autre secteur indigent.
Et, seules, des augmentations de taxes et d’impôts pour les contribuables français et européens seraient en mesure de combler un tant soit peu ce gouffre sans fond.
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