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Economie & Finances

Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 18:10

On savait déjà que la Cour des comptes avait pointé la gestion pour le moins inquiétante de l’Institut du Monde arabe (IMA) dans un rapport paru à l’automne dernier. On sait maintenant que cela risque bien de ne pas s’arranger pour son président, Dominique Baudis, ex maire de Toulouse et accessoirement tête de liste UMP pour les élections européennes de juin dans le Grand Sud-Ouest…

Voilà que Bakchich. Info, relayé par Siné hebdo de ce 1er avril, viennent de tomber sur les dépenses somptuaires que le président de cet Institut, dont l’utilité qui reste encore à démontrer, s’accorde avec sa charmante épouse.
Et tout y passe dans les confortables notes que le couple Baudis s’accorde largement : Voyages de Madame à Damas, Tunis, Abu-Dhabi, Louxor… et même Taïwan afin de faire la promotion de son « livre décisif » (sic !) sur la chanteuse Oum Kalsoum, explique sans rire son excellent époux ! Allers et retours Paris-Toulouse pour le coupe présidentiel de l’IMA, voyages en avion en classe affaire, multiples et variés frais de bouche, restaurants de luxe dans les quartiers chics de la capitale, hallucinants frais de presse en veux-tu en revoilà ! A l'évidence, le président de l’IMA serait aussi fort habile dans le maniement de la carte de crédits… de l'IMA ! Et Baudis d’assurer que les contrôleurs de la Cour des comptes n’auraient rien trouvé à redire…

On aurait atteint les 19 000 euros en décembre dernier, rien que sur des frais. Noël oblige, sans doute ! De quoi faire exploser de manière spectaculaire les dépenses de la présidence de l’IMA : 180 000 euros en missions et réceptions pour le budget 2009 (contre 150 000 en 2008), note Nicolas Beau de Bakchich qui s’est procuré nombre de factures effarantes.
Et ne parlons pas de son traitement revalorisé de 6 à 10 000 euros mensuels !
En tout, le budget de la présidence de l’Institut du Monde arabe s’élèverait à près de 350 000 euros par an. A l'Institut du Monde arabe on n'a pas de pétrole, mais on a les notes de frais...

Avec un train de vie digne des nababs des contes des mille et une nuits, on comprend pourquoi Dominique Baudis ne veut surtout pas céder son fauteuil à l’IMA, un fois élu à Strasbourg.
Reste à savoir s’il a l’intention de continuer à mener grande vie avec l’argent du contribuable français, parce que tout cela, c’est de notre poche de ça sort…

Par Louis Aliot - Europe 2009 - Publié dans : Economie & Finances - Communauté : Louis Aliot
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 17:24

Le géant aéronautique « européen » EADS a publié ce matin ses comptes de l'exercice 2008, qui présentent une nette amélioration par rapport à 2007. L'entreprise, qui représente plusieurs milliers d’emplois dans le grand Sud-Ouest, est parvenue, malgré un contexte économique difficile dans le secteur des technologies de l’aéronautique, à générer un flux de trésorerie libre positif conséquent, même s’il est inférieur à celui de 2007. Un résultat d’exercice en trompe l’œil comme on peut le constater en se penchant attentivement sur les projets en cours.

En 2008, selon Challenges et La Tribune, le carnet de commandes d'EADS a progressé de 18% et dépasse tout juste les 400 milliards d'euros, malgré une baisse des prises de commandes entre 2007 et 2008. D'après Louis Gallois, son président, EADS se trouverait en bonne position pour affronter la crise. Le groupe dispose néanmoins d'une visibilité plus faible pour le second semestre 2009 et au-delà, en raison du fléchissement de l'économie et des marchés financiers mondiaux qui a un impact croissant sur le trafic aérien. 

EADS a décidé de geler, pour l'automne prochain, l’augmentation de la production de ses long-courriers, et entend réduire la cadence de sortie des séries A320. Airbus devrait livrer 300 à 400 appareils cette année, contre 437 en 2008.

Reste le programme A400M (photo), l'avion de transport militaire commun à plusieurs pays d’Europe, qui se fait attendre depuis plusieurs années. La semaine dernière, l'Allemagne et de la Grande-Bretagne avaient laissé filtrer des rumeurs sous entendant leur désengagement progressif dans le projet, ce qui condamnait tôt ou tard l'A400M. En réponse, EADS proposerait une production de série devant voir le jour d’ici la sortie des premiers appareils. Mais elle ne débutera pas tant que le programme n'aura atteint une certaine maturité.

En 2008, la rentabilité d'EADS a déjà été affectée par 704 millions d'euros de charges liées à l'A400M, occasionnant de gros retards sur le calendrier initial, ce qui s'annonce d'ores et déjà comme un gouffre financier. De fait, l'A400M ne procèdera pas à son premier vol avant fin mars 2009, dans le meilleur des cas.

Pour EADS, il s’agit désormais de gérer le ralentissement du marché aéronautique civil et l'épineuse question de l'A400M, dont les déboires sont accentués par la dégradation des comptes publics de ses principaux clients. Les nuages semblent sérieusement s'assombrir à l'horizon d'EADS.

Par Louis Aliot - Europe 2009 - Publié dans : Economie & Finances - Communauté : Louis Aliot
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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 11:52

Etant donnée l’ampleur croissante des difficultés économiques et sociales du pays, Jean-Marie Le Pen a saisi le Président de la République, le Premier ministre, le Président du Sénat, le Président de l’Assemblée Nationale et le Président du Conseil Economique, Social et Environnemental. Au-delà de ces courriers, la direction du Front National exposera les solutions concrètes que le mouvement propose pour sortir notre pays du marasme.

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Par Louis Aliot - Europe 2009 - Publié dans : Economie & Finances - Communauté : Louis Aliot
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 15:33

Après un début de crise particulièrement douloureux socialement et économiquement, voilà que deux tempêtes sans précédent, coup sur coup, viennent créer le marasme économique en Aquitaine.

C'est en septembre que la crise s'est vraiment installée en région Aquitaine, comme partout ailleurs en France, et toutes les voyants sont passés au rouge à partir de cette date, dont celui du chômage. Aussi, avec une progression de 12,7 % en 2008 contre 11,7 % pour la moyenne française, le dernier trimestre 2008 a été particulièrement mauvais : Le chômage partiel a touché 8 000 personnes en 2008, dont 4 000 depuis septembre.

L'Aquitaine est fortement structurée autour de son économie résidentielle qui dépend beaucoup du secteur du bâtiment. Ce dernier connaît une chute spectaculaire avec une baisse de plus de 22 % pour les logements autorisés et de 13,9 % pour les logements commencés. C'est le transport routier et le fret ferroviaire qui ont souffert le plus avec de nombreux dépôts de bilan, alors que l'année 2007 avait déjà été mauvaise. Avec la tempête du 24 janvier, la sylviculture régionale a été principalement touchée, remettant vraisemblablement eu cause 7 à 8 ans de production, mais aussi la filière bois, atteinte plus gravement qu'en 1999.

Résultats : baisse de la confiance des ménages, investissements faibles et ralentissement de l'octroi de crédits. Aussi, le conseil économique et social régional (CESR) croit savoir que près de 48 % des entreprises de la région prévoient une stagnation de leurs effectifs et seules 8 % d’entre elles envisageraient de recruter.

Une situation peu rassurante vu que le taux de chômage aquitain (12,7 %) dépasse le taux national (11,7 %) depuis septembre. Et près de la moitié des entreprises estiment, par ailleurs, que la situation va s'aggraver, d’après Jean-Michel Gautheron, rapporteur de la CESR.

Des prévisions pessimistes qui interviennent au moment où l’on met le doigt sur la question de l’avenir du secteur automobile en France, d’autant que Ford Aquitaine industries (FAI) fait vivre directement ou indirectement quelque 8 600 personnes en Gironde. Un moteur régional qui, s’il était remis en cause par les européistes qui refusent toute forme de protectionnisme, aurait des conséquences incalculables sur l’avenir économique de la région.

Par Louis Aliot - Europe 2009 - Publié dans : Economie & Finances - Communauté : Louis Aliot
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 14:55

Il est hélas bien connu que la région Languedoc-Roussillon occupe une position plutôt défavorable parmi l’ensemble des régions françaises concernant le taux de chômage. Selon les chiffres révélés par Le Midi-Libre du 12 janvier, 2008 aura été pour les Pyrénées orientales une année noire en matière de chômage. Le qualificatif d’« année noire » est repris par l’ensemble de la presse régionale.

Fin décembre, cette région comptait 18 993 demandeurs d'emploi, alors que traditionnellement ce mois voit leur nombre baisser. Et ce sont les jeunes de moins de 25 ans qui sont toujours les plus concernés : Par rapport à l'année précédente, ils sont 19,5 % supplémentaires à attendre des propositions d’emploi qui se raréfient. En ce qui concerne les offres, les Pyrénées-Orientales constatent une baisse de 22,1 %, contre -8,7 % dans la Région et -10,6 % sur l’ensemble du territoire national. L’année dernière, le chômage avait augmenté de 14,4 % dans les Pyrénées Orientales, soit 2,2 points de plus que l'augmentation régionale et 2,7 points de plus que le niveau national officiel. Ce serait la baisse d'activité du secteur du bâtiment qui serait à l’origine de cette hausse du chômage.

La situation du Pays catalan serait particulièrement alarmante : Selon les données comparées d'octobre 2007 par rapport à octobre 2008, le chômage effectue une poussée de 8,8%, pour seulement 3,3% dans la région Languedoc-Roussillon et 2,8% en France. Considéré comme le « département le plus pauvre de France », le Pays catalan serait, selon les chiffres du chômage fournis par la Direction Régionale du travail, en « surcrise » (la-clau.net, 4 déc. 2008). Les offres d'emploi accusaient elles-mêmes en octobre dernier une baisse carrément vertigineuse de 21,9%, contre à peine 13% en Languedoc-Roussillon et 10,9% dans l'hexagone. Le Pays Catalan paierait ainsi un « manque de diversité économique », avec un secteur du bâtiment fort pourvoyeur d'emplois, mais frontalement touché frontalement par la crise immobilière. Ainsi, en octobre 2008, les mises en chantier ont chuté de 16%.

Avec un taux de chômage à 10,5% déjà fin novembre 2008, la Région Languedoc-Roussillon confirmait sa triste position de numéro 1 en France.

En Midi-Pyrénées, ce n’est pas beaucoup mieux : par exemple, dans les usines de l'Aveyron qui travaillent pour l'industrie automobile, e mois-ci, le nombre de jours chômés, soit 12, sera supérieur au nombre de jours travaillés, soit 8.

Comme l’affirmait Marine Le Pen dans un communiqué hier, « Protéger les Français est plus qu’un droit, c’est un devoir, si l’Union Européenne nous empêche de le faire, il faut s’en détourner ! »

Par Louis Aliot - Europe 2009 - Publié dans : Economie & Finances - Communauté : Louis Aliot
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